
Le grand huit musical
La Schubertiade s’apprête à ouvrir sa huitième saison. Oui, huit ! Le chiffre de l’infini, dont la forme arrondie évoque un cycle sans cesse renouvelé. Il était donc logique, au moment de commencer un nouveau cycle, de faire la part belle à des artistes qui nous avaient déjà enchantés par le passé, tout en réservant une place importante aux nouveautés.
Un vent de fraîcheur pour commencer, et une famille d’instruments à découvrir : flûte, hautbois, clarinette et basson sortiront du bois dès le concert d’ouverture !
L’atmosphère sera ensuite intime et recueillie lors du récital de piano d’Ida Pelliccioli intitulé Introspections, qui nous guidera notamment à travers l’émouvant recueil « Dans les brumes » de Janáček.
Décembre verra le retour, quatre ans après, du brillant duo Melliès/Golan sur la scène qui l’a vu faire ses débuts, avec la sonate pour violon et piano de César Franck, un champion de la forme cyclique musicale.
En janvier, Camille Merckx interprètera en ma compagnie un autre cycle, mais de chansons cette fois-ci (Liederkreis en allemand) : l’opus 39 de Schumann sera au centre d’une soirée où nous rejoindra également l’altiste Léa Hennino, de retour à la Schub’ huit ans après sa première apparition… « parce que Léa elle l’a, ce je n’sais quoi que d’autres non pas… ».
Le trio Chausson a, quant à lui, imaginé le cycle « Croches-pattes », qui met en scène et en musique les grandes chamailleries de l’histoire de la musique et vous fera découvrir la relation tumultueuse entre « Papa » Haydn et Ludwig van Beethoven.
Enfin, ils avaient clos notre saison 1 alors qu’ils étaient au commencement de leur carrière : le quatuor Elmire s’est affirmé depuis comme un acteur majeur de la scène internationale et refermera la saison 8 par un programme 100% Made in Vienna, comme un retour aux sources de l’ADN de la Schubertiade.
Huit, et pour la suite ? On a besoin de vous pour l’écrire. Car si on est sacrément fier de ce chiffre huit, on espère surtout qu’à chaque concert la mairie de Sceaux sera pleine comme un neuf !
Pierre-Kaloyann Atanassov, directeur artistique